Mardi 06 mai 2008
Merci à tous les Compiégnois qui ont voté pour la liste « Compiègne Dynamique et Solidaire ».
L’opposition de gauche détient 7 sièges au Conseil Municipal. Cette représentation est strictement identique à celle du précédent mandat. Nous pourrons donc continuer de faire entendre votre voix et de défendre les valeurs de justice et de solidarité sur lesquelles nous avons été élus. La liste de rassemblement de toute la gauche que nous avons bâtie a impulsé une dynamique unitaire que nous aurons à cœur de poursuivre.
Au Conseil Municipal et au quotidien, nos préoccupations demeureront celles que nous avons installées dans le débat municipal.
L’accès à la culture et à la réussite scolaire de tous les enfants et de tous les quartiers est depuis plusieurs mandats au programme de l’équipe de gauche. Faut-il rappeler que c’est grâce à nos propositions et notre obstination sur ce dossier que la situation compiégnoise s’est progressivement améliorée ? Petit à petit et toujours avec beaucoup de retard accumulé, la majorité municipale a accepté la mise en place de restauration scolaire et d’accueil périscolaire. Mais la situation est encore loin d’être au niveau des autres villes moyennes. La mise en place d’un réseau d’aide aux devoirs de qualité est encore à faire. Nous y veillerons et y contribuerons. Malgré la réélection de l’équipe en place, nous ne pouvons nous résoudre à ce que la Ville investisse 25 millions d’euros dans la construction d’un pont rue du Port à Bateaux. Nous maintiendrons nos propositions alternatives pour que Compiègne s’oriente vers l’accompagnement de la fin du tout-voitures et privilégie les transports collectifs et non polluants. Le mandat 2001-2008 s’est achevé sur une situation financière de la ville assez préoccupante. En effet, les dépenses de fonctionnement sont désormais supérieures aux recettes. Les compensations de l’Etat sont en diminution et le budget 2008 est fondé sur des hypothèses totalement irréalistes : un taux de croissance surévalué et un taux d’inflation sous-évalué. La majorité municipale s’est engagée à ne pas augmenter les impôts au cours du prochain mandat. Nous serons vigilants pour que cette promesse ne s’échoue pas comme au gouvernement sur « les caisses sont vides » ! Au plan national, à l’occasion du second tour, les électeurs ont envoyé un sérieux avertissement au gouvernement. Les cadeaux fiscaux aux plus riches, les franchises sur les dépenses médicales, la baisse du pouvoir d’achat (hausse des prix et stagnation des salaires) pénalisent une grande majorité de familles. Pour l’instant, le gouvernement ne semble pas avoir entendu le message et propose d’aggraver encore sa politique. Nous serons présents au quotidien auprès des Compiégnois pour organiser au plan local, les réponses les plus appropriées.
Vos nouveaux élus du groupe « Compiègne Dynamique et Solidaire » :
Nous serons des élus vigilants et constructifs dans l’intérêt de la démocratie et de tous les Compiégnois.
Pour les 6 ans à venir, notre première préoccupation sera d’aider les électeurs compiégnois à retrouver le chemin des urnes. En effet, le scrutin du 9 mars a d’abord été marqué par un fort taux d’abstention. Seulement 55% des électeurs se sont exprimés. Près d’un Compiégnois sur deux ne s’est pas déplacé. Cet abstentionnisme est plus élevé que la moyenne nationale et plus élevé que lors du scrutin de 2001. Il doit conduire les élus municipaux à davantage de modestie et l’équipe majoritaire en place ne devra pas, au cours du mandat, oublier qu’elle n’a été élue que par 1/3 des électeurs compiégnois. Ceux qui ont profité de ce fort taux d’abstention ne doivent pas pour autant s’en réjouir. Il révèle une désaffection et un manque de confiance dans l’avenir et dans la démocratie qui menace la cohésion sociale.
Voulons-nous suivre la voie des Etats-Unis où seulement la moitié des citoyens vote ?
Assurément non ! Car une telle situation est d’abord le signe d’une société à deux vitesses, dans laquelle les plus faibles, les plus précaires s’excluent aussi de la vie démocratique.
D’abord, le logement pour tous : les 1500 familles compiégnoises qui attendent un logement sont notre priorité. Nous continuerons de dénoncer, avec vous, la volonté de la majorité municipale de réduire la proportion de logement social dans la ville pour faire la part belle à la spéculation immobilière et évincer progressivement les familles populaires de la ville.
Tout au long du mandat qui s’ouvre, vous pourrez compter sur l’équipe renouvelée et rassemblée que nous formons. Nous sommes d’ailleurs très fiers de compter dans nos rangs la benjamine du Conseil Municipal !
Note rédigée par Laurence Rossignol le 06.05.2008 15:20 | commentaires (0) | lien permanent
Mardi 06 mai 2008
Droits des femmes en danger : Réagissons contre le démantèlement des politiques d'égalité femmes/hommes
Après la disparition de tout ministre en titre chargé-e des droits des femmes et de l’égalité, c’est maintenant l’administration responsable de l’impulsion et de la mise en œuvre de cette politique, le Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE), qui est menacée de démantèlement. Cette administration est composée d’un service central et d’un réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales placées sous l’autorité des Préfets, au plus près des territoires. Le SDFE a pour principales missions de favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques et économiques ; de favoriser l’accès à l’emploi des femmes et de promouvoir l’égalité salariale et professionnelle ; de favoriser une meilleure articulation des temps de vie ; de garantir l’accès aux droits fondamentaux ; de préserver les acquis (interruption volontaire de grossesse, contraception…) et de lutter contre les violences faites aux femmes. Il est un interlocuteur privilégié des associations de défense des droits des femmes sur tout le territoire, et des élus et organismes qui agissent pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Sans ministre en titre, sans administration nationale et sans réseau régional et départemental, l’égalité et les droits des femmes vont régresser, alors même que le Président de la République avait déclaré vouloir « appliquer à tous les niveaux et dans toutes ses dimensions (salaires, responsabilités, reconnaissance sociale), l’exigence d’égalité ». L’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale portée par l’Organisation des Nations Unies, l’Union Européenne et la République Française. Au moment où s’ouvre la Présidence française de l’Union Européenne, le gouvernement est à contre courant des préconisations et des avancées européennes ! Mobilisons nous pour : Le maintien du Service des droits des femmes et de l’égalité et de son réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales, doté de véritables moyens d’intervention ; La nomination d’un-e ministre chargé-e des Droits des femmes et de l’égalité. Soutenue par les organisations suivantes : CADAC, CFDT, CGT, CNDF, Collectif féministe contre le Viol, Femmes solidaires, FSU, LCR, MFPF, PC, PS, réseau féministe Rupture, Les Verts Premières Signataires : Michèle ANDRE (sénatrice, ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes) ; Martine AUBRY (Maire de Lille, ancienne ministre à l’emploi et à la solidarité) ; Martine BILLARD (députée Verte de Paris) ; Marie-George BUFFET (Secrétaire nationale du PCF) ; Nicole BORVO (membre du comité exécutif du PCF) ; Laurence COHEN (membre du comité exécutif du PCF) ; Antoinette FOUQUE (intellectuelle, auteure) ; Catherine GENISSON (députée, ancienne rapporteuse de l’Observatoire de la parité) ; Françoise LAURANT (Présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial) ; Martine LIGNIERES-CASSOU (Maire de Pau, ancienne Présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale) ; Michèle LOUP (conseillère régionale Verte Ile de France); Laurence ROSSIGNOL (Secrétaire nationale aux droits des femmes du Parti Socialiste) ; Yvette ROUDY (ancienne ministre des droits des femmes)
Note rédigée par Laurence Rossignol le 06.05.2008 14:08 | commentaires (0) | lien permanent
Vendredi 09 mai 2008
Lettre à Monsieur le Président du Sénat
Paris, le 7 mai 2008 Monsieur Christian PONCELET
Monsieur le Président, J'ai pris connaissance du colloque que votre institution organise le 15 mai prochain, en partenariat avec le CHP .Il semble être consacré à la Vème République. J'avoue avoir cru, un instant, qu'une coquille s'était malicieusement glissée et qu'il s'agissait en réalité d'un document d'archive de la IIIème République. 17 intervenants se succéderont pour analyser l'évolution de nos institutions. 17 hommes sur 17 orateurs. Pas une seule femme n'y interviendra! 100% d'hommes à une tribune, ce n'est pas si fréquent, en ces temps de parité! On serait presque tentée de saluer la performance! Les intervenants sollicités sont des parlementaires, des anciens Premiers Ministres et des professeurs de droit ou de sciences politiques.
La Constitution de la Vème République prévoit , depuis 1999, que la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux. C'est sans doute une évolution trop anecdotique pour que les organisateurs du colloque aient cru bon de l'évoquer au cours de la journée et d'y consacrer un temps de réflexion!
Pourrions-nous, Monsieur le Président envisager que la Haute Assemblée accueille un prochain jour un séminaire ayant pour thème "les colloques au Sénat, miroir de la misogynie du monde politique et universitaire "?
Laurence Rossignol.
--> Un colloque 100% masculin, Libération, 15 mai 2008 --> Le sénat en flagrant délit de mysoginie, Mediapart, 15 mai 2008 --> Les colloques au Sénat, miroir de la misogynie du monde politique, rue89.fr, 15 mai 2008
Président du Sénat
N'y aurait-il donc ni femmes parlementaires, ni femmes anciens premiers ministres, ni femmes politologues à qui puisse être donnée la parole?
Une table ronde est cependant intitulée : "Le Parlement, miroir de la société française ". Heureusement, Monsieur le Président, le Parlement, et encore moins le Sénat et encore bien moins ce colloque ne sont le miroir de la société française. Dans la société française, les femmes portent des pantalons, conduisent des voiture, font des études, travaillent, revendiquent et progressent vers l'égalité.
Il ne vous a, d'ailleurs, sans doute pas échappé que depuis 1945, les femmes votent et sont éligibles et quelques unes parviennent même à se faufiler sur les bancs de votre assemblée.
En vous remerciant vivement de l'attention que vous porterez à ce courrier, recevez je vous prie, Monsieur le Président l'expression de mes sentiments les meilleurs
Secrétaire Nationale du parti Socialiste chargée des Droits des Femmes et de la Parité
Note rédigée par Laurence Rossignol le 09.05.2008 09:43 | commentaires (0) | lien permanent
Mardi 20 mai 2008
Ecole : séparer filles et garçons, c'est de nouveau possible
Laurence Rossignol s'exprime sur la mixité à l'école dans rue89.fr sur l'adoption de la nouvelle loi anti-discrimination ouvrant une brèche dans le principe de mixité à l'Ecole.
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Article paru sur rue89.fr - Chloé Leprince - 19 mai 2008
Le 15 mai 2008 restera-t-il dans les annales comme la première grande brèche dans le principe de mixité scolaire? Jeudi, le Parlement a en tous cas adopté définitivement la nouvelle loi anti-discrimination, après plusieurs discussions houleuses tant que le texte faisait encore la navette entre les deux assemblées.
Au détour de cette loi, s'installe en effet la possibilité d'organiser un enseignement séparé pour les garçons et les filles à l'école. La mixité s'était pourtant généralisée dès les années 60 dans l'éducation: une circulaire l'impose en juin 1965 pour toutes les nouvelles écoles élémentaires créées, avant de l'étendre à toutes les écoles primaires à la fin de la décennie. C'est, enfin, la loi Haby du 11 juillet 1975 qui allait rendre la mixité obligatoire dans l'enseignement public primaire et secondaire.
Cette disposition du texte finalement adopté a été très critiquée durant le travail parlementaire. Notamment au Sénat, massivement hostile à cette mesure, tous groupes politiques confondus. Début avril, Valérie Létard, secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité, avait d'ailleurs été largement interpellée lors de son audition par la commission des Affaires sociales.
Note rédigée par Administrateur Laurence Rossignol le 20.05.2008 13:58 | commentaires (0) | lien permanent
Jeudi 29 mai 2008
Décision du tribunal de Lille : réaction de Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire Nationale du Parti Socialiste chargée des droits des femmes et de la parité
Selon un jugement du tribunal de grande Instance de Lille, la non virginité d’une femme serait une cause de nullité du mariage. Cette décision jurisprudencielle est aterrante. Elle porte atteinte au principe constitutionnel d'égalité entre les hommes et les femmes et de non discrimination car elle ne peut être prononcée qu'à l'encontre d'une femme. Elle bafoue le droit des femmes à disposer de leur corps et à vivre librement, comme les hommes, leur sexualité. Elle bafoue les principes de laïcité en soumettant les lois de la République au droit coutumier. Si le Code Civil a pu fonder une telle décision, il est urgent de le changer et un projet ou une proposition de loi doivent être très rapidement inscrit à l'ordre du jour du Parlement avant qu'elle ne serve de point d'appui pour enfermer encore davantage les jeunes filles et les femmes. Enfin, comment ne pas noter la coïncidence entre l'obsession de la virginité du tueur de femmes Fourniret et la décision des juges de Lille!
Note rédigée par Administrateur Laurence Rossignol le 29.05.2008 18:56 | commentaires (0) | lien permanent