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Le nombre de logements sans confort de base a heureusement considérablement diminué ces trente dernières années : on en comptait 39 % en 1973 contre près de 3% en 2002. Cette évolution résulte à la fois de l’élévation du niveau de vie moyen mais aussi de la part croissante des dépenses que les ménages consacrent à se loger. Il s’agit de moyennes : cette amélioration est loin d’être aussi nette pour tout le monde, notamment pour les jeunes générations qui subissent de plein fouet les hausses de loyers et la forte montée des prix à l’achat.
Le problème du mal logement reste malheureusement d’actualité. La misère d’aujourd’hui n’est pas aussi dramatique que celle des années 50, notre pays s’est enrichi. Mais les associations d’aide aux plus démunis mettent en évidence des situations dramatiques dans lesquelles vivent des dizaines de milliers de familles, situations d’autant plus insupportables que globalement la France vit mieux.
Beaucoup reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom. 100 000 personnes n’ont pas de domicile, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 500 000 vivent dans des meublés... Un million de personnes vivent dans des logements exigus, fortement "surpeuplés", selon les normes de l’Insee, et un autre million ne dispose pas du confort de base (salle d’eau, WC, chauffage).
Le mal logement ne se réduit pas pour autant aux situations extrêmes. Une fraction considérable de la population (un peu plus de trois millions selon le rapport 2007 de la Fondation Abbé Pierre), au sein des couches modestes et moyennes (notamment chez les jeunes) vit dans des locaux, choisis faute de mieux, qui ne répondent pas à ses aspirations : dégradations, mauvaise insonorisation, surface trop faible, quartier dégradé, etc. L’idéal pavillonnaire, le rêve de nombreuses familles, est loin d’être la norme en France. La France ne construit toujours pas assez de logements,en particulier dans le secteur social, et la demande ne fait que s’accroître. Un million de dossiers seraient en souffrance.
Un logement est considéré comme confortable s’il dispose d’une salle d’eau, d’un WC intérieur et d’un système de chauffage.
Le "surpeuplement accentué" fait référence à une définition de l’Insee. Schématiquement, on compte une pièce de séjour pour le ménage, une pièce pour chaque personne de référence d’une famille, une pièce pour les personnes hors famille non célibataires et les célibataires de 19 ans et plus, et, pour les célibataires de moins de 19 ans, une pièce pour deux enfants s’ils sont de même sexe ou s’ils ont moins de 7 ans, sinon une pièce par enfant. Le surpeuplement est dit "accentué" si le nombre de pièces nécessaires au ménage ainsi déterminé est supérieur de plus d’une unité à celui constaté.
Le surpeuplement au sens large retient la norme fondée sur le nombre de pièces pour les deux pièces et plus et fait intervenir la surface pour les logements d’une pièce : est considéré comme surpeuplé au sens large un logement dont la surface habitable est inférieure à 18 m2 par personne de référence plus 12 m2 par autre personne de 14 ans ou + et 9 m2 par enfant de moins de 14 ans. |