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Or, cette structure est au bord du dépôt de bilan. Son directeur général a annoncé que l’ANRU avait déjà dépassé de 1 milliard d’euros les dépenses prévues pour les 6 prochaines années. Et selon les experts de l’Agence, le trou atteindrait les 2 milliards d’euros.
Près de 500 quartiers ont déjà obtenu des promesses de financement. La rénovation du Clos de Roses est de ceux là. Mais les promesses ne garantissent pas les financements de demain. Le Sénateur maire de Compiègne le sait mieux que quiconque, car ce sont deux sénateurs UMP qui ont, les premiers tiré la sonnette d’alarme et ont, dès juillet 2006, pointé le trou de l’ANRU. Mais depuis juillet, les promesses n’ont fait que s’emballer et se multiplier et l’incertitude sur le sérieux des financements s’accroît.
Quel est le risque pour Compiègne ? D’abord que les familles qui habitent dans les immeubles qui doivent être démolis soient relogés dans les appartements qui se libèrent petit à petit et qu’ils ne bénéficient pas des nouvelles constructions, que pour eux, l’opération démolition/reconstruction ne se traduise pas, par un meilleur cadre de vie.
Le second risque est que l’argent de l’ANRU vienne à manquer et que sur le programme immobilier du 51 ème RT, la ville soit amenée, pour équilibrer l’opération à céder davantage au privé. Dans ce cas, le bilan pourrait être à l’arrivée très défavorable pour les familles modestes : plusieurs centaines de logements nouveaux à Compiègne et pas un logement social supplémentaire ! Que des logements soumis aux prix du marché immobilier et au secteur spéculatif. On s’en tiendrait donc au seul remplacement 1 pour 1 des logements détruits. La ville trouverait alors l’opportunité de poursuivre une politique immobilière qui vise à réduire la part du logement aidé dans l’offre compiégnoise et à rejeter les familles modestes hors de Compiègne.
Chaque semaine, à Compiègne, 1 logement se libère pour 15 demandes. La faute n’est pas imputable à l’OPAC. Le Conseil général et le Conseil régional ont mis en place une politique volontariste d’incitation, mais si une commune refuse de construire des logements sociaux, l’OPAC ne peut construire à sa place !
Soyons ensemble très vigilants. Par la politique du logement on peut exclure de la ville les familles des salariés. Et n’oublions pas que le parc privé est inaccessible pour les trois quarts de la population. |