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Trois projets en deux ans, mais rien n’a changé.
Pendant ces 24 mois, nous avons d’abord vu la maquette d’un pont de 8 m qui prenait son élan depuis la rue de Bouvines, puis les plans d’un pont levant de plusieurs tonnes de béton qui se serait soulevé au passage de chaque péniche. Nous avons dénoncé l’aberration architecturale du 1er projet et dissimulé notre amusement devant l’incongruité du second.
L’un comme l’autre étaient impraticables, l’un et l’autre ont été défendus avec une égale vigueur par la majorité municipale.
Aujourd’hui, un 3ème projet nous est présenté. Le nouveau pont est asymétrique et dissymétrique, cela signifie qu’il part en biais d’une rive à l’autre. Sa hauteur maximum n’est pas au milieu. Le pourcentage d’inclinaison des deux pentes n’est pas identique. Original ! Tellement original d’ailleurs, qu’aucun pont de ce type n’a encore été construit. La majorité municipale, comme pour les deux projets déjà abandonnés, nous assène ses nouvelles certitudes. Toujours aussi inébranlable !Mais notre perplexité, de nouveau, est grande. Celui-ci sera-t-il plus sérieux ?
Le lieu n’est toujours pas le bon.
Compiègne est traversée par une circulation de transit ; beaucoup d’habitants de l’agglomération pour se rendre du domicile au travail passent d’une rive à l’autre.
L’option d’un second port de centre ville, car c’est bien du centre ville qu’il s’agit, rue du Port à Bateaux, ne nous parait pas judicieuse. Au lieu d’être conduits à contourner Compiègne les automobilistes seront attirés par un nouvel axe qui traverse le centre ville. Les rues Saint Lazare, Carnot et des Domeliers seront les voies naturelles d’accès au pont. L’UTC subira des nuisances. On nous annonce 900 véhicules à l’heure, avec un feu tricolore au carrefour entre le pont et le rue de l’Oise. Ce ne sera donc plus 900 véhicules par heure, mais par demiheure, soit 30 véhicules/minute rue du port à Bateaux. Cela nous semble un trafic très dense pour un quartier peuplé et étudiant.
En faveur du pont Bayard
Plusieurs arguments plaident en faveur de cet emplacement :
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peu d’habitants au-delà de la caserne de pompiers, moindre nuisance.
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plus grand nombre d’habitants et densification de la population dans les quartiers du sud de la ville (aménagement du 51ème RT)
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aménagement du pôle de compétitivité sur le site de ROB, juste en face. Déjà, un rond point de 2 millions d’euros est nécessaire. Autant rationaliser les besoins !
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plus grande faisabilité technique et moindre coût Il n’y a plus qu’à trouver 25 millions d’euros !
Une méthode raisonnable aurait du :
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privilégier la construction de le rocade nord est et du viaduc de Choisy au Bac ( il manque encore beaucoup d’argent)
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en évaluer l’impact sur la circulation sur le Pont de Solférino
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en déduire le projet le plus adapté
Tout commence en même temps… mais rien n’avance car aucun projet n’est financé.
On nous annonce un coût de 15 millions d’euros. Selon nos experts, il en faudra 25 . Tout le montage reposera sur un emprunt de l’ARC. Cela signifie que pendant de nombreuses années, ni Compiègne, ni aucune commune de l’ARC ne pourront porter un seul nouveau projet. Est-ce bien raisonnable ?
La concertation commence ! Rien n’est joué ! Faites vous entendre ! Demandons un référendum citoyen ! |