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Sans un emploi stable, pas de garanties de loyer, pasr crédit dans les banques, pas de voiture. Dans le Compiégnois, les prix de l’immobilier flambent, des maisons se vendent à 800000 euros. Les investisseurs spéculent sur le marché de l’immobilier. Et, dans le logement aidé, indispensable pour tous ceux qui ne peuvent ni acheter ni accéder aux prix du locatif privé, il y a un logement attribué pour 12 demandes non satisfaites. Depuis 3 ans le chômage n’a fait que progresser, les énormes cadeaux fiscaux faits par le gouvernement aux plus riches n’ont pas dopé la consommation. La pauvreté s’est accrûe : jamais les organisations caritatives n’ont servi autant de repas.
Le CPE : Contrat Précarité Exclusion.
Et pourtant la France est un pays riche, qui siège à la table des grandes puissances économiques mondiales. Un pays dans lequel le plus grand nombre voit son pouvoir d’achat baisser et une poignée s’enrichit au delà de ce qui est imaginable N’y-a-t-il pas d’autres perspectives que d’accroître encore et encore la rentabilité des entreprises et la richesse des actionnaires et de précariser encore et encore les salariés ? Après le Contrat Nouvelle Embauche le gouvernement vient d’enclencher le Contrat Première Embauche. Plus aucun jeune ne sera embauché en contrat à durée déterminée, qu’il
ait ou non des diplômes, qu’il ait ou non un métier, il ne connaîtra que le travail jetable. Et lorsqu’il aura été licencié au cours des deux premières années, sans motif et sans explications, que dira-t-il aux futurs entretiens d’embauches ? Que penseront les employeurs de ce salarié ?
Demain la précarité pour tous les contrats de travail
Ne nous y trompons, la volonté de la droite et du MEDEF va au-delà du CPE. Leur dogme est simple : toutes les lois qui protègent les salariés sont des freins à la richesse des entreprises. Après le CNE et le CPE, ce sont tous les contrats de travail qui seront précarisés et le licenciement sera libéré de tout encadrement. Ensuite, c’est le SMIC qui sera remis en cause, puis le paiement des heures supplémentaires, puis la durée légale du travail. Dans la course au moins disant social qui se mène avec les pays d’Asie, le modèle social français a encore beaucoup à perdre, et les salariés pas grand-chose à gagner. Est-ce vraiment la société que nous voulons ? |