A Durban, le pire a été évité, car nous avions craint l’échec et la paralysie totale du processus,. Pour autant, il n’y a pas de quoi se réjouir.
Après Durban, le pire reste à craindre, nos chances de contenir le réchauffement climatique en deça de 2° par rapport à l’ère préindustrielle sont minces.
La communauté internationale s’est mise d’accord pour élaborer d’ici 2015 un accord « légal avec force juridique »qui, certes inclut toutes les grandes économies mais dont la date d’entrée en vigueur n’est pas déterminée.
Une nouvelle feuille de route n’est que la promesse de nouvelles négociations mais pas celle d’engagements contraignants toujours repoussés à plus tard et, probablement à trop tard. D’ici 2020, le risque est grand que les réductions d’émissions de CO2 dépendent du bon vouloir des états et soient reléguées au second plan, loin derrière la compétition économique.
La feuille de route est là, il faut maintenant qu’elle ouvre une nouvelle volonté politique à la hauteur de l’ampleur et de la rapidité de la détérioration du climat. Les accord a minima qui semblent davantage destinés à sauver la face qu’à sauver le climat renvoient aux peuples l’image de nations incapables de dépasser leurs intérêts nationaux court-termistes et de porter la mutation de nos économies en garantissant aux pays émergents et aux pays en développement l’accès au progrès et la croissance. En s’engageant dans une 2eme période sous le protocole de Kyoto, l’UE réassure ses propres engagements de réduire de 20% ses propres émissions, inscrits dans le paquet climat énergie. Mais, l’apathie du sommet de Durban ne l’a pas stimulée pour s’impliquer dans des engagements plus ambitieux.
Rio +20 , en juin 2012 doit être le sommet qui posera les fondations d’une Organisation Mondiale de l’Environnement et mettra en commun, car c’est le thème retenu, les clefs de la croissance verte. Des décisions concrètes devront y être prises. A défaut, la préparation du prochain sommet climat au Qatar, choix déjà très discutable et dont on reparlera, risque d’être dominée par le pessimisme et la lassitude.
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